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ma ptite vie

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sur le texte"le collier de perle"

instant de vie

Lundi 27 mars 2006

Il est trois heures

Du matin

Quand viennent

Les éboueurs

 

 

 

La rue se fait

Nettoyer

Avant d’être

Encombrée

 

 

 

Puis vient

La 5eme heure

L’épicier du coin

Installe son étal

 

 

 

Dans cette rue

Piétonnière

Le silence guette

Ses derniers instants

 

 

 

Il ne sera plus maître

Quand viendront les passants

La rue s’éclaircit

Et peu à peu se remplit

 

 

 

A quelques pas le fleuriste

Préparant ses bouquets

Il est inscrit sur sa liste

Trois couronnes pour mariés

 

 

 

Plus loin

Une série de magasins

Chaussures et vêtements

Bijoux et condiments

 

 

 

Leur rideau de fer

Est encore baissé

En ce début de journée

Le silence va se taire

 

 

 

Il est bientôt 9 heures

On entend la clameur

De cette rue

Qui s’installe en douceur

 

 

 


 

 

 

 

 

 

La matinée s’égrène

Au loin le restaurant

Voit venir

Ses premiers clients

 

 

 

L’église du quartier

A sonné midi

Un moment de répit

Pour la rue et ses pavés

 

 

 

Puis vient la ruée

A 14 heures passées

En ce samedi

Après-midi

 

 

 

Impossible de poser

Les pieds

La rue est encombrée

Elle est si fréquentée

 

 

 

Vivement la soirée

Au Pub anglais

On retrouvera

Les étudiants

 

 

 

Ne pas trop boire

S’il vous plait

Vous allez

Salir la rue

 

 

 

Minuit est en vue

La journée

S’est passée

Comme si de rien n’était

 

 

 

Ah si, j’ai oublié

De vous raconter

Que Céline est passée

Furtivement mais sûrement
Par guigue
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Lundi 27 mars 2006

Dans ma boîte à images

Le bonheur s’y engage

Instant pris sur le vif

Esprit instinctif

 

 

 

Refrain : Des clics et des clac

Des flashes qui grésillent

Des clics et des clac

Toujours et encore

 

 

 

Photographe du bonheur

Noir et blanc ou en couleur

Aucune distinction fondamentale

La matière est partiale

 

 

 

Un petit sourire esquissé

Un moment gai

Une photo d’été

Prise à la volée

 

 

 

Photographe de famille

Où tout le monde est réuni

Du grand père avec sa cravate

A la p’tite tête à claques

 

 

 

Refrain : Des clics et des clac

Des flashes qui grésillent

Des clics et des clac

Toujours et encore

 

 

 

A côté du tapis rouge

J’attends, impatient

Pressé comme un citron

Le temps est long

 

 

 

Voilà la star du moment

Je ne sais comment

Elle est devenu étoile

Filante ou mondiale

 

 

 

Des photos pour magasine

De la fille Mazarine

Je les vends à Holà

Pas très intelligent tout ça

 

 

 

Refrain : Des clics et des clac

Des flashes qui grésillent

 

 

 

 

 

 

Des clics et des clac

Toujours et encore

 

 

 

Photo d’un paysage

D’une beauté sans partage

Le ciel d’un bleu azuré

Comme on en à rêvé

 

 

 

D’un coucher du soleil

Aux montagnes, merveilles

Ces secondes fugaces

Le temps qui passe

 

 

 

Photo d’aviateur

Au bruit de moteur

Une vue surplombant

L’espace temps

 

 

 

Refrain : Des clics et des clac

Des flashes qui grésillent

Des clics et des clac

Toujours et encore

 

 

 

Photographe tout numérique

Pour le sens pratique

Que nous propose l’informatique

Instrument magique

 

 

 

Photos de concert

Les gens posent sincère

Habillés de noir et blanc

Avec leur instrument

 

 

 

Parés de leur plus bel atour

Les invités accourent

Ils veulent être sur la photo

Le prestige des mots

 

 

 

Refrain : Des clics et des clac

Des flashes qui grésillent

Des clics et des clac

Toujours et encore

 

 

 

Ma pellicule est terminée

Mon tour professionnel est joué

Il ne reste plus qu’à le développer

Puis l’admirer
Par guigue
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Lundi 27 mars 2006

C’était l’enterrement des oubliés

En ce mois de juillet

Ou août je ne sais plus

C’est sans importance

 

 

 

Année 2003

Une canicule

Sans scrupule

Une chaleur hors loi

 

 

 

Les personnes âgées

Seules et oubliées

Si loin de la famille

Et sans amis

 

 

 

Leur âme s’est enfuie

Le souvenir disparu

Allongées sur un lit

Elles ont fini leur vécu

 

 

 

Dans cette indifférence

Ce temps de vacances

Pour eux la souffrance

Un dernier souffle puis le silence

 

 

 

Un enterrement

Avec le président

Hommage de la France

A l’odeur acre et rance

 

 

 

Comme une culpabilité

Un sentiment intéressé

Faire croire à la fin

De la solitude pour destin

 

Un mensonge de société

Une vérité sans chagrin

On laisse sur le côté

Les déshérités de demain

 

 

 

En creusant leur tombe

Mettant leur souvenir à l’ombre

Nous avons voulu fuir

Leur dernier soupir

 

 

 

Le temps de la repentance

Agit comme une remontrance

Un regret s’installe

Sur cette douce France

 

 

 

Pourquoi n’a t’on pas vu ?

Cette question a mille réponses

Des racines aussi

Profondes que les ronces

 

 

 

Gravée dans la société

Celle du manque de mémoire

Et qui remplit les tiroirs

Des salles réfrigérées

 

 

 

En ce temps d’enterrement

Laissons la polémique

De côté

Et rendons hommage aux oubliés

 

 

 

Le véritable souvenir

Que ces gens méritent

Je vous remercie

D’enlever cet oubli

Par guigue
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Lundi 27 mars 2006

A Paris au pied de la Tour Eiffel

En cette fin de matinée

Des touristes par milliers

C’était la saison d’été

 

 

 

Vous savez à quoi on les reconnaît

Appareil photo et camera levé

Banane à la ceinture

Ridicule à coup sur

 

 

 

Il y en a plusieurs catégories

D’abord la famille

Papa, maman et les enfants

Ca crie, ça pleure, bref c’est normal quoi

 

 

 

Et quand tous se calment

On prend la photo souvenir

Avec chaque tête et son sourire

La Tour Eiffel elle, elle en soupire

 

 

 

Au loin elle a vu

Une armada de japonais

C’est la catégorie des groupés

Tous est ficelé, organisé

 

 

 

Il faut faire vite, Paris c’est deux jours

Après c’est Strasbourg

Puis la Provence

Et fini la France

 

 

 

Mais pour le moment

C’est elle, la Tour Eiffel

Elle attire tous les regards

Des japonais, comme hypnotisés

 

Photo vite, vite photo

On ne veut pas oublier

Où on était

En cette fin de matinée

 

 

 

Puis viennent les amoureux

Main dans la main, heureux

Comme au premier jour

De leur amour

 

 

 

Une photo de mademoiselle

Devant la Tour Eiffel

Puis vient celle de monsieur

Le regard anxieux

 

 

 

Hein ! va-t-elle rater

La photo de l’été ?

Non soyez rassuré 

Ce sera parfait

 

 

 

Tourista, tourista

Voici la Tour Effel

Oui c’est bien elle

Devant, là

 

 

 

Vous ne la voyez pas ?

Ha, elle est partie

Mais demain, elle revient

C’est qu’il fait bien nuit

 

 

 

Baby Paris

 

 

Par guigue
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Samedi 29 avril 2006

Regardant ces enfants

A la fête foraine souriant

Un sucre d’orge à la main

Ils pensent sans lendemain

 

Le soir la télé sans couleur

Leur donne une aventure de cœur

A l’heure de la récré

Ils se font leurs rêves d’été

 

Les premières colonies de vacances

Les rencontres d’enfance

Les parents nous emmènent

Avec leur 2CV en week-end

 

Sur les routes cabossées

La famille chantait

C’était les premiers congés payés

On partait se baigner

 

L’odeur du sable

Nous rendait si aimables

On acceptait tout

Même la salade au chou

 

Sur la grande nappe à carreaux

Rouge et blanc s’entremêlant

Mon père faisait le rigolo

En imitant les aliments

 

Il nous a fait le poulet

On a bien rigolé

Après le repas succulent

On a pris un bain vivifiant

 

La nuit à la belle étoile

Une fraîcheur matinale

Mon père nous a raconté

Une histoire à rêver

 

Contemplant le ciel noir

Le sommeil m’a attrapé sans (crier) gare

Une nuit d’imagination

De rêve à foison

 

Entouré de jouets par millier

Etre soldats de plomb et pistolet

Dans ma chambre a coucher

J’étais émerveillé

 

A la lueur du jour

J’ai pris le chemin du retour

Je me suis réveillé

Devant la mer ensoleillée

 

Un dimanche sans messe

Les parents avaient fait la promesse

Dès le matin

On se jetait au bain

 

Dans le grand océan

L’esprit divagant

Je m’imagine en bateau

Comme le capitaine Némo

 

Avec ma sœur

On faisait la course

Et que je t’éclabousse

Je les gagnais tous

 

Mon père a fabriqué

Un château fort d’été

Moi j’étais son chevalier

Et ma sœur l’attaquait

 

La structure de sable

S’est écroulée sans mal

J’ai admis ma défaite

La paix en tête

 

Après une partie de billes

Ma mère a dit fini

On doit tous ranger

La tente et la nappe sont pliées

 

Le week-end est terminé

On est partis

Mais je sais qu’à la récré

J’aurai plein de choses à raconter
Par guigue
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